Revue

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Le retrait-gonflement des argiles : le sinistre invisible du réchauffement climatique

Lorsque l’on parle de catastrophes naturelles, on pense souvent aux tremblements de terre, aux inondations, ou encore aux feux de forêt dont les images spectaculaires font l’ouverture des journaux télévisés. Or, il se joue sous nos pieds l’accélération d’un phénomène cumulatif, lent et encore peu présent dans le débat public : le retrait-gonflement des argiles (RGA). Il se caractérise par une succession d’épisodes de sécheresse et de réhumidification des sols argileux, qui présentent des structures différentes selon leur teneur en eau. Un sol argileux est dur et cassant lorsqu’il est asséché (retrait), et malléable lorsqu’il est humide (gonflement). L’allongement des épisodes de sécheresse et la raréfaction des épisodes de pluie, liés au changement climatique, déséquilibrent ce cycle, et risquent de générer dans les années à venir de plus en plus de mouvements de terrain préjudiciables pour le bâti et les routes.

Les dégâts à venir du RGA en France

Autrefois localisé dans l’Île-de-France, l’Occitanie ou encore la région PACA (Provence-Alpes-Côte d’Azur), le phénomène s’étend désor