« L’agriculture française affrontera d’ici l’an 2000 un contexte caractérisé par :
- des tendances défavorables de la consommation intérieure, qui approchera de la saturation pour de nombreux produits,
- des marchés extérieurs difficiles, en raison des pressions américaines sur tes céréales, de l’Europe du Nord sur les productions animales et de l’Europe du Sud sur Ies productions végétales intensives,
- des promesses de progrès technologiques dans différents domaines (énergie, chimie, génétique) mais dont on ne sait pas si elles pourront réellement s’exprimer d’ici cette date,
- l’affaiblissement de l’exutoire que pouvait fournir le reste de l’économie aux excédents traditionnels de main-d’œuvre agricoles.
Dans ce contexte difficile, le cadre jusqu’ici favorable de la construction européenne risque lui aussi d’être détérioré. Il nous a semblé que c’était là l’élément majeur de la prospective, en ce sens que même si l’on pense que l’arrêt de l’intégration européenne est un événement de faible probabilité, il est important de réfléchir sur sa signification pour l’agriculture française. »



