La décision du président kirghize, Kourmanbek Bakiev, de fermer la base militaire aérienne de Manas, utilisée depuis 2001 par les États-Unis, cache une lutte d’influence entre les États-Unis et la Russie, dont la dernière manche vient d’être remportée par Moscou. Depuis et en moins de trois mois, K. Bakiev, aidé par le Kremlin, a fait de nombreux choix qui pourraient s’avérer lourds de conséquences pour la démocratie, les relations internationales et l’environnement du Kirghizistan. Les élections présidentielles de juillet prochain devraient donc être l’occasion de valider ces choix qui inquiètent une partie de la communauté internationale.



