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Airvore ou le mythe des transports propres. Chronique d’une pollution annoncée

Analyse de livre

Édition revue et augmentée d’Airvore ou la face obscure des transports (Montréal : Écosociété, 2018), cet ouvrage s’attaque au mythe — très en vogue en cette période d’incitation au basculement vers la voiture électrique — selon lequel les transports motorisés pourraient être propres.

Castaignède Laurent (préface de Philippe Bihouix), Airvore ou le mythe des transports propres. Chronique d’une pollution annoncée, Montréal : Écosociété, octobre 2022, 424 p.

La première partie décrit en détail la genèse des transports motorisés : de la machine à vapeur de Denis Papin jusqu’à leur explosion de 1950 à 2000. De 1950 à 1970, les émissions polluantes des transports passent de la moitié aux trois quarts des pollutions atmosphériques. Les principales émissions polluantes (dans les pays riches) diminueront grâce à la réglementation, de 1980 à 2000, mais en Europe, on observe un maintien persistant de la pollution aux oxydes d’azote (NOx) et aux particules, lié à un important parc fonctionnant au diesel. C’est aussi dans cette période que la responsabilité humaine des émissions de gaz à effet de serre nocives au climat est vérifiée : le premier rapport du GIEC (Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat) est publié en 1990. Mais la mobilité mondiale continue de progresser, la flotte mondiale de véhicules routiers do