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Quel avenir pour les salariés âgés ?

Cet article fait partie de la revue Futuribles n° 136, octobre 1989

En l’an 2000, en France, un actif sur deux aura plus de 40 ans. Un véritable problème se pose donc pour ceux que l’on appelle déjà les « salariés âgés » qui sont de plus en plus tôt marginalisés au sein du monde du travail ou mis à la retraite.
Selon X. Gaullier, s’instaure entre 45 et 65 ans une nouvelle phase d’existence marquée par une inquiétante précarité. Qu’en sera-t-il demain ?
L’auteur envisage dix scénarios :
– celui d’un regain de croissance génératrice ou non de nouveaux emplois ;
– celui de la substitution entre les âges : les vieux palliant l’insuffisance de jeunes sur le marché de l’emploi ;
– celui, plus « équitable », de la précarité généralisée ;
– ou – dans une perspective radicalement opposée – celui de la retraite vécue comme le temps des loisirs si longtemps promis.
À moins, indique X. Gaullier :
– qu’une restructuration radicale intervienne instaurant un minimum social garanti et la retraite flexible ;
– qu’émerge une nouvelle économie fondée sur le développement de fonctions socialement utiles ;
– que le travail soit partagé, notamment entre les âges ;
– que s’instaure une deuxième carrière professionnelle ;
– ou, enfin, que s’établisse une flexibilité plus grande permettant de jouer en permanence sur l’alternance entre activités.
Comme toujours, l’avenir se frayera sans doute un chemin à la croisée de ces différentes directions qui, toutefois, illustrent bien les choix auxquels nous sommes confrontés.

#Politique sociale #Scénarios #Temps de travail #Vieillissement de la population