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L’Âge de raison... et après ? Pour un numérique durable, responsable et de confiance : éclairages prospectifs à l’horizon 2025-2030

Analyse de rapport

CIGREF, « L’Âge de raison… et après ? Pour un numérique durable, responsable et de confiance : éclairages prospectifs à l’horizon 2025-2030 », Cigref, Rapport d’orientation stratégique 2020, octobre 2020, 88 p.

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Le 13 octobre 2020, le Cigref (association des grandes entreprises et administrations publiques françaises) a fêté ses 50 ans mais a aussi publié son premier « rapport d’orientation stratégique » (ROS) sous le titre L’Âge de raison, et après ? Ce document, résolument prospectif, a pour objectif d’éclairer les transformations possibles du numérique dans les cinq à dix ans à venir. Son ambition première est de structurer les travaux du Cigref et de renseigner ses membres sur les évolutions majeures qui pourraient intervenir d’ici 2030. Il est en libre accès sur le site de l’association.

Cinq champs thématiques ont donc été sélectionnés pour cette édition. Ils couvrent ainsi une large palette de sujets, depuis les évolutions technologiques et les nouveaux usages du numérique jusqu’aux cybermenaces, en passant par les liens ambivalents entre numérique et environnement, les nouveaux fournisseurs de services (des GAFAM / Google, Apple, Facebook, Amazon, Microsoft, aux BATX / Baidu, Alibaba, Tencent, Xiaomi) et les enjeux géopolitiques associés ; ou encore les nouvelles formes d’organisation du travail. Parmi les idées clefs explorées dans chacun de ces champs, on retiendra notamment :

– Les enjeux d’acceptabilité et d’« explicabilité » des nouvelles technologies seront de plus en plus prépondérants dans une société de défiance marquée envers la science et les autorités.

– Les incertitudes majeures qui subsistent quant aux apports réels du numérique à la préservation de l’environnement devraient continuer d’animer les débats dans les années à venir. Si les outils numériques permettent d’optimiser les pratiques de consommation, leur multiplication et leurs usages croissants menacent aussi des écosystèmes déjà fragiles.

– La cybersécurité est au cœur des préoccupations des organisations, mise d’autant plus en exergue par les nombreux défis techniques que beaucoup d’entre elles ont dû relever dans le cadre de la crise sanitaire et de la généralisation du travail à distance. Les enjeux géopolitiques, et notamment la guerre commerciale et technologique que se livrent les États-Unis et la Chine, sont aussi des facteurs de déstabilisation potentielle pour les entreprises européennes.

– Dans ce contexte, la notion de souveraineté prend tout son sens, y compris dans le domaine du numérique. Le poids des acteurs internationaux, notamment les GAFAM mais aussi les BATX, et leur influence certaine sur les entreprises et usagers européens en matière de gestion de données personnelles, de fourniture de logiciels et de plates-formes, etc., interrogent sur l’indépendance et la liberté dont ces derniers disposent.

– Les modes d’organisation du travail sont lourdement transformés par l’extension du numérique au sein des entreprises, des administrations et des organisations. Si ce dernier a pu permettre la résilience des entreprises dans le cadre de la crise Covid, il est aussi à la source de nouveaux risques pour les individus en matière de santé au travail.

– Enfin, la question de la résilience s’inscrit en filigrane du ROS, interrogeant chaque acteur sur sa capacité à faire face aux défis actuels et à venir.

Accompagné par Futuribles dans la mise en œuvre et la rédaction de ce travail, le Cigref propose donc un large panorama des tendances structurantes, des phénomènes nouveaux et des grandes incertitudes, pour réfléchir à l’avenir du numérique au cœur de nos sociétés. Ce document synthétique permet une approche transversale et complète du numérique et de ses futurs, protéiformes et aux multiples enjeux.

#Cybersécurité #Entreprises #Prospective #Technologie de l’information