Se passer de son smartphone ? Facile ! C’est par le constat d’échec de cette salutaire résolution — avortée au bout de cinq jours de tentative d’autosevrage numérique — que Najat Vallaud-Belkacem, ancienne ministre de l’Éducation nationale, introduit son propos. Elle va ainsi nous accompagner dans l’exploration des raisons pour lesquelles, comme nombre d’entre nous en avons fait l’expérience, elle s’est sentie rapidement atteinte du fameux syndrome FOMO (fear of missing out, peur de passer à côté de quelque chose) et a fini par craquer. Mais elle entend aussi, tout du moins l’espère-t-elle, trouver le chemin de la guérison !
Car Sevrage numérique n’est pas seulement un énième essai sur les causes et les conséquences de cette nouvelle forme d’addiction. En auscultant les trois facteurs clefs générant cette dépendance — l’objet smartphone et ses interfaces intuitives, les réseaux sociaux et leur propension à exploiter nos biais cognitifs, et le pouvoir inconscient des contenus borderline auxquels les deux premiers donnent ou suggèrent l’accès —, cet essai met en lumière les responsabilités assumées de notre dépendance aux écrans. Il interroge notamment le rôle des pouvoirs publics et des géants du numérique dans cette lente mise sous tutelle de la pensée. Riche de nombreuses références scientifiques, il aborde des thématiques centrales comme la santé mentale et la perte du libre arbitre face à la surinformation en accès libre, qui est en p



