L’analyse prospective d’Éric-André Martin que nous publions ce 6 janvier a été préparée en novembre-décembre 2025, avec pour objectif principal de compléter celle publiée en mars 2025, elle-même rédigée peu après l’entrée en fonction de la nouvelle administration Trump. Ce précédent texte était consacré à l’analyse des aspects fondamentaux du projet America First et à ses effets sur l’ordre international, notamment à travers les guerres commerciales, l’érosion de la sécurité mondiale et le risque de choc en retour d’une crise globale de prolifération nucléaire. Ce nouveau document vient compléter l’analyse en identifiant les tendances lourdes autour desquelles devrait s’articuler un ordre international post-hégémonique, pour les États-Unis, leurs alliés traditionnels et leurs rivaux.
Les tendances identifiées lors de sa rédaction en fin d’automne, ont été confortées fin novembre par la nouvelle Stratégie nationale de sécurité des États-Unis, notamment en ce qui concerne l’importance accordée à la sanctuarisation de l’hémisphère occidental, devenu le nouveau glacis sécuritaire des États-Unis. Et à la veille de sa parution, l’arrestation-exfiltration du président du Venezuela le 3 janvier 2026 et la prise de contrôle (temporaire ?) du pays par les services de Donald Trump viennent confirmer, dans une large mesure, les conjectures d’Éric-André Martin — et susciter une inquiétude légitime.



