Avec France 2040. Fragments d’avenir, Jacques Attali réalise ce qu’il sait faire de mieux : entraîner le lecteur dans une spirale — enivrante — de « scénarios du futur » dont il a le secret. Mais cette fois-ci il ne le fait plus seul [1] . Dans un consistant ouvrage collectif de 400 pages, il associe un panel d’une quarantaine de signatures, reconnues à la fois pour leur lucidité quant aux fragilités conjoncturelles que connaît la France, ce « petit canton de l’Univers, ce territoire fragile », et pour leur capacité à défricher les chemins porteurs d’espoir et donc d’avenir.
Leur mission ? Nous inciter à une réflexion à la fois approfondie et complexe sur les défis auxquels la France, dans un monde en constante mutation, est confrontée pour aborder les 15 années à venir. Ainsi explorent-ils, portés par les interrogations d’un préfacier sans concessions — Edgar Morin —, les perspectives et les incertitudes d’un avenir pour le moins imprévisible. Leurs analyses, quel que soit leur domaine de compétence, s’appuient sur un dogme dont Jacques Attali se réclame depuis toujours : « pour que le présent ne soit pas un renoncement mais un tremplin ».
France 2040. Fragments d’avenir est structuré autour de plusieurs thématiques clefs, principalement la transition écologique, les transformations économiques, les dynamiques sociales et les évolutions technologiques. Les contributeurs sollicités s’interrogent, au travers du prisme de leur spécialité, sur l’ordre international, la sécurité, la politique, l’économie, l’éducation, le changement climatique, la santé physique et mentale, les espoirs et dérives du numérique, l’urbanisme, les politiques culturelles et sociales, etc. Ils le font sans prétention d’exhaustivité mais avec l’idée que l’intric



