Dès son entrée en fonction, Donald Trump et sa nouvelle administration ont lancé l’attaque contre la recherche et les universités aux États-Unis, mettant en situation de grand danger la coopération internationale en matière scientifique [1].
L’administration fédérale mise en place à Washington par le président Donald Trump dès le début de son second mandat a déclenché une véritable tempête dans la recherche scientifique et les universités américaines, qui a et aura des répercussions internationales. Les programmes de recherche et de formation sur la santé, le climat, l’environnement et l’énergie sont fortement touchés par des coupures de crédits, lorsqu’ils ne sont pas carrément supprimés. Les National Institutes of Health (NIH) figurent parmi les principaux organismes touchés. Sur ordre du département de la Santé et des Services sociaux, dont Robert Kennedy Jr. est le ministre de tutelle, cinq directeurs de NIH ont été démis de leurs fonctions, parmi lesquels la directrice du plus important d’entre eux, en charge des allergies et des maladies infectieuses — des thématiques de recherche qui, avec les vaccins, risquent de ne plus être financées.
Cette politique sera d’autant plus dommageable que le NIH a contribué à la mise sur le marché de 354 médicaments nouveaux sur 356 approuvés par la FDA (Food and Drug Administration) sur la période 2010-2019 [2]. Qui plus est, l’administration a supprimé les crédits des CDC (Centers for Disease Control and Prevention) et licencié 2 400 de leurs employés, alors qu’ils jouent un rôle important dans la prévention et le suivi des épidémies.
Le gouvernement fédéral, dont la réforme été confiée à Elon Musk, a deux angles d’attaque pour diminuer les moyens des agences de recherche. Le premier, de nature idéologique, est l’interdiction d’appliquer dans les contrats des personnels de recherche les clauses dites DEI (Diversity, Equity & Inclusion) dont l’objectif était d’éviter des discriminations dans leur recrutement (hommes-femmes notamment), que Donald Trump a jugé illégales. Bon nombre de cadres des agences de recherche telles que le NIH ont donc pe



