En 2017, l’économiste britannique Kate Raworth publiait son ouvrage La Théorie du donut [1], dans lequel elle invitait à délimiter les économies au regard de deux frontières : une frontière sociale interne, correspondant aux besoins fondamentaux (au sens de Maslow : se nourrir, se loger, se soigner…) qui doivent être assouvis pour tous les individus ; et une frontière environnementale externe, correspondant aux neuf limites planétaires que l’humanité ne doit pas dépasser. Le donut délimité par ces deux frontières (graphique ci-dessous) correspond à l’espace dont dispose l’humanité pour satisfaire ses besoins fondamentaux en garantissant le respect des limites de la planète.
Représentation simplifiée du donut : un espace sûr dans les limites sociales et environnementales
Source : adaptation du donut de Kate Raworth par BonPote.
La théorie du donut a, depuis sa publication, fait l’objet de différentes tentatives d’application à l’échelle de pays ou de villes. C’est le cas de la ville de Grenoble qui a publié, en novembre 2024, un rapport visant à appliquer la théorie du donut à sa stratégie de transition écologique. Nathalie Le Meur, chargée de projet Donut dans le cadre de la démarche Grenoble 2040, a piloté la réalisation de ce


