Revue

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Sortir de la crise environnementale par des changements transformateurs

Deux rapports récents de l’IPBES

Analyse de rapport

Notre monde est soumis à une triple crise environnementale, dont nous connaissons tous certains aspects : la crise climatique qui se traduit sous nos latitudes par des régimes de pluies plus intenses, la fonte des glaciers ou des canicules estivales ; la crise de la pollution, dont les débats sur les PFAS [1] et les néonicotinoïdes nous rappellent qu’elle reste éminemment d’actualité ; enfin, la crise de la biodiversité, plus insidieuse car les points de rupture dans les écosystèmes ne sont pas toujours connus et les conséquences exactes pas toujours bien appréhendées (même si la perte des pollinisateurs, l’effondrement de certains stocks de poissons ou la déforestation sont bien identifiés). Ces trois crises sont profondément liées comme nous le rappellent deux récents rapports de l’IPBES (Plateforme intergouvernementale scientifique et politique sur la biodiversité et les services écosystémiques) [2] et appellent des changements transformateurs.

Le rapport sur les interconnexions entre la biodiversité, l’eau, l’alimentation et la santé (ou nexus) est clair, tant sur le constat que sur les solutions. La biodiversité est essentielle par les services qu’elle nous rend, notamment dans l’alimentation, la lutte contre les pathogènes ou le bien-être physique et mental. Néanmoins, elle subit un déclin accéléré notable depuis 30-50 ans, qui est préjudiciable aux trois autres parties du nexus (eau, alimentation et santé) ainsi qu’à la résilience climatique.

La poursuite des tendances actuelles aura des conséquences négatives importantes sur nos modes de vie, et une approche priorisant une seule composant