Le développement des énergies renouvelables et de la mobilité électrique, deux priorités du projet de loi sur la transition énergétique, suppose que l’on puisse développer des moyens de stockage de l’énergie électrique. En effet, l’électricité est un vecteur énergétique que l’on stocke difficilement – contrairement au pétrole, au gaz et au charbon – et il est nécessaire de la convertir, temporairement, en d’autres formes d’énergies stockables : mécanique, chimique ou thermique. Une transformation inverse de ces énergies permet alors un usage direct de l’électricité. C’est cette difficulté du stockage de l’électricité qui a certainement constitué l’obstacle majeur au développement de la voiture électrique au début du XXe siècle,alors que l’on fondait déjà beaucoup d’espoirs sur ce véhicule (notamment Thomas Edison), la voiture à « pétrole » n’ayant pas ce problème.
Celui-ci se pose aujourd’hui avec une très grande acuité car, d’une part l’utilisation sur une grande échelle de véhicules électriques envisagée dans de nombreux scénarios suppose que ceux-ci soient équipés de batteries leur donnant une grande autonomie, pour éviter des recharges fréquentes, et d’autre part la croissance prévue de la production d’électricité par des énergies renouvelables intermittentes (éolien et solaire) impose de mettre en place des moyens de stockage importants permettant d’équilibrer rapidement l’offre et la demande d’électricité. Le stockage de l’électricité est un véritable verrou technique qu’il faut faire sauter mais force est de constater que les progrès techniques sont très lents dans ces domaines, en particulier dans celui des batteries auquel cette note est consacrée pour l’essentiel.



