Une équipe pluridisciplinaire de l’université de Cambridge, composée de spécialistes des questions climatiques, des systèmes complexes et des enjeux de gouvernance, a alerté cet été sur la nécessité d’étudier et d’évaluer les conséquences de scénarios climatiques extrêmes, encore trop largement sous-estimés par la communauté scientifique aujourd’hui. Ils sont à l’origine d’un programme de recherche, Climate Endgame, qui a pour but d’étudier ces perspectives extrêmes.
Selon eux, l’hypothèse que les impacts du changement climatique puissent se combiner entre eux, interagir avec d’autres facteurs de rupture (la Covid-19 par exemple) et être à l’origine de catastrophes majeures susceptibles d’affecter la survie d’une part importante de la population humaine, n’est plus à exclure. Ce parti pris catastrophiste est à rebours de la majorité des travaux du GIEC (Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat), dont les études détaillées sur les conséquences du changement climatique sont principalement fondées sur des hypothèses de hausse des températures de l’ordre de 1,5 °C à 2 °C. L’approche de ces chercheurs est triplement intéressante en ce qu’elle interroge :
— la notion de risque, en proposant une nouvelle typologie du risque à même de qualifier les changements et dangers auxquels nous allons faire face ;
— les attitudes face au futur en lien a



