Revue

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Quelles actions mettre en œuvre pour limiter le réchauffement climatique à 2 °C ?

Le Deep Decarbonization Pathways Project (DDPP) est un réseau d’échange et de connaissances sur la décarbonisation de l’économie mis en place en octobre 2013. Il regroupe 15 équipes de chercheurs français qui sont toutes chargées d’imaginer une feuille de route indicative pour mener à bien la transition écologique.

Dans le cadre du projet, un premier rapport intermédiaire vient d’être publié par l’IDDRI (Institut du développement durable et des relations internationales) et le Sustainable Development Solutions Network (SDSN), qui présente les premières analyses de trajectoires imaginées afin d’atteindre l’objectif d’un réchauffement climatique inférieur à 2 °C d’ici 2100.

Le rapport synthétise d’abord les principales conclusions des études internationales déjà réalisées sur le sujet. Les chercheurs rappellent notamment l’urgence d’agir contre le réchauffement climatique, ce qui suppose de mettre en place des modèles de développement beaucoup plus sobres en carbone. Or, maintenir le réchauffement en dessous de 2 °C suppose de parvenir, d’ici 2050, à une moyenne d’émission de CO2 d’1,6 tonne par habitant et par an… contre 5,2 tonnes aujourd’hui. Des changements drastiques seront donc nécessaires, et les mesures prises actuellement au niveau national seront insuffisantes pour les réaliser.

Or, selon les chercheurs du DDPP, la limite de 2 °C n’est pas impossible à atteindre et doit donc rester un objectif, compte tenu des conséquences dramatiques qu’entraînerait un réchauffement plus important. Pour cela, ils ont identifié 15 trajectoires de décarbonisation profonde « techniquement réalisables » permettant de réduire les émissions de CO2 de 45 % d’ici 2050. Ces actions reposent sur trois leviers principaux : l’efficacité énergétique et les économies d’énergie ; le recours aux énergies renouvelables pour la production d’électricité ; le remplacement des combustibles fossiles.

Certaines de ces actions supposent des technologies qui ne sont pas encore matures aujourd’hui, comme le stockage de l’électricité, les véhicules électriques ou encore les biocarburants de synthèse. Elles devront ensuite être déclinées au niveau de chaque pays dans le cadre de stratégies globales de développement socioéconomiques.

Enfin, les chercheurs du DDPP formulent des recommandations pour les négociations internationales de 2015 qui se tiendront dans le cadre de la 21e Conférence des Parties (COP21) de la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (CCNUCC). Ils mettent notamment l’accent sur la nécessité de se projeter à des horizons de long terme pour estimer l’ampleur des actions à mettre en œuvre.

Il est cependant dommage que l’approche du DDPP repose principalement sur le progrès technologique, et ne s’intéresse pas au rôle des changements des modes de vie et des innovations sociales.

Source : http://www.iddri.org/Publications/Pathways-to-deep-decarbonization-Interim-2014-Report

#Changement technologique #Climat #Coopération internationale

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