En 1972, le rapport sur les limites à la croissance remis au Club de Rome [1] alertait sur l’insoutenabilité des modes de production et de consommation. Modélisation à l’appui, les chercheurs mettaient en lumière un risque d’effondrement économique et démographique des sociétés humaines, découlant d’une croissance exponentielle de la population et de la consommation de ressources. Les limites identifiées à la « croissance infinie dans un monde fini » étaient les suivantes : stocks limités de ressources non renouvelables, pollutions découlant de leur exploitation (qui n’incluait alors pas les émissions de gaz à effet de serre) ou encore plafonnement des gains de productivité.
Si l’on peut très bien concevoir la finitude des ressources de la planète Terre comme une contrainte à l’extension des activités humaines dans une perspective de très long terme, qu’en est-il à des horizons plus proches ? L’épuisement des stocks de ressources non renouvelables est-il une limite à la croissance à



