Ce livre avait tout pour plaire : un titre accrocheur, un éditeur sérieux et l’un de ses deux auteurs mondialement connu. Lecture faite, la déception est grande. L’ensemble est superficiel, hétéroclite, complaisant et balloté par l’air du temps. Pour comprendre ce ratage, quelques détours s’imposent.
Zygmunt Bauman enseigna la sociologie à Varsovie avant de rejoindre l’université de Leeds, en 1971, où il développa une pensée de l’émancipation humaine inspirée de Simmel, Gramsci et Arendt. Également proche de l’école de Francfort, il entreprit une large critique de la modernité avec des ouvrages comme La Décadence des intellectuels (1987, trad. Arles : Actes Sud, 2007), Modernité et holocauste (1989, trad. Paris : La Fabrique, 2002), Modernity and Ambivalence (Cambridge :



