Le philosophe Jean-Pierre Dupuy, qui est l’auteur d’un ouvrage bien connu, Pour un catastrophisme éclairé [1], nous livre ici, sous forme d’un journal en 13 chapitres, les réflexions que lui ont inspiré, en 2020, les commentaires d’un certain nombre d’intellectuels, en particulier des collègues philosophes, à propos de la pandémie de Covid-19.
Celle-ci, souligne l’auteur dans son premier chapitre, nous a confrontés à la mort, et face à ce « trou noir », nous avons été incités à des réflexions sur la vie. Malheureusement, elle a suscité ce qu’il appelle un « covido-scepticisme », un discours tenu par un certain nombre d’intellectuels contestant non pas sa réalité mais, compte tenu de sa relativement « faible » létalité, le bien-fondé des mesures prises pour la contrôler. Ceci le conduit à dénoncer le « virus du sophisme » car, remarque-t-il, la létalité du virus (le ratio entre le nombre de morts et les cas d’infection) dépend de l’état d’avancement de l’épidémie dont la contagiosité est forte, avec un nombre



