« Le déclin de la France ne saurait être écrit », affirme Marie-Pierre de Bailliencourt, directrice générale de l’Institut Montaigne, dans son avant-propos à un rapport qui se propose, à partir d’un tableau prospectif qu’elle qualifie d’impressionniste, de redéfinir une ambition stratégique pour la France.
Tertrais Bruno (coord.) et Le Brasidec Erwan (rédacteur principal), France 2040. Projections pour l’action politique, Paris : Institut Montaigne, juillet 2025, 462 p.
Le tableau consiste en l’analyse de 13 « tendances structurantes », élaborées pour l’essentiel sur la base de données statistiques et projetées à l’horizon 2040 de façon linéaire (« si rien de change ») [1]. Il s’agit du premier volet d’un triptyque dont le deuxième volet identifiera les sujets à traiter et proposera des solutions possibles et plus opérationnelles, afin de nourrir la campagne présidentielle à venir. Le troisième volet veillera à analyser et à chiffrer les programmes des différents candidats à l’élection présidentielle afin d’en mesurer la pertinence et la faisabilité.
Les 13 facteurs étudiés
- Démographie
- Environnement, climat et biodiversité
- Énergie et industrie
- Productivité
- Financement de l’État
- Financement de l’économie
- Diplomatie et défense
- Commerce international
- Éducation
- Santé
- Sécurité intérieure et ordre public
- Transports, urbanisme, territoires
- Institutions
Le résultat d’ensemble est une trajectoire de déclin. « Tandis que la transformation du monde s’accélère, le modèle français paraît à bout de souffle » faute d’opérer des choix inéluctables face à des contraintes objectives (climat, démographie, menaces géopolitiques, ruptures technologiques) et des exigences collectives (protection sociale, performance éducative, maîtrise de l’immigrat



