Le capitalisme va disparaître. Ce n’est pas le propos d’un altermondialiste virulent mais celui de Jeremy Rifkin dans son dernier ouvrage, paru au printemps aux États-Unis et en France cet automne : The Zero Marginal Cost Society (ZMCS). Et le plus extravagant dans cette assertion, ce n’est pas le résultat mais sa cause : le capitalisme va disparaître par excès d’efficacité. Son horizon ultime, via l’augmentation incessante de la productivité, est la réduction des coûts marginaux de production : il sape donc lui-même les fondements de sa pérennité. En poursuivant les tendances des 25 années passées où la révolution numérique a rendu la production d’information, la communication, l’enseignement, les loisirs…, à « coût marginal zéro » et mis à genoux les industries de ces secteurs, dans les 25 années qui viennent, le pari de J. Rifkin est que la même révolution va s’opérer dans le monde