Futurs de villes. Les villes et leurs acteurs au défi des transitions

Informations

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Date

6 juin. 2024, 9h15
7 juin. 2024, 17h00

Lieu

À Paris 7e, France

Organisateur

Futuribles International

Téléphone

+ 33 (0)1 53 63 37 71

Mail

Corinne ROËLS
[email protected]

Prix et durée

1430 €HT, soit 1716 €TTC, 2 jours, 14h

OBJECTIFS PÉDAGOGIQUES ET COMPÉTENCES VISÉES
Transition écologique, transition numérique et transition des mentalités : bien qu’elles ne soient pas de même nature, ces transitions se combinent pour modifier en profondeur la manière dont on vivra, habitera, travaillera, se déplacera, consommera, apprendra, jouera dans les villes à l’horizon 2030 ou 2040.

La session « Futurs de villes » a pour objectif de donner des outils d’analyse de ces transitions : quels en sont les moteurs et les effets, tant en termes d’« usages » de la ville que de modes de « fabrication » ou de transformation, ou d’émergence d’acteurs ? Mais, il convient aussi d’identifier les points d’appui et de stabilité par rapport à ces transitions, et quels en sont les principaux défis.

De façon générale, cette session vise à rendre compte des réflexions en pointe dans le domaine de la ville et des nouvelles problématiques urbaines, et à permettre de faire le pont entre savoirs académiques et personnes en responsabilité dans les organisations. Il s’agit de donner aux participants des matériaux qui nourrissent leurs réflexions sur les différentes évolutions possibles des villes. Il s’agit aussi de les doter de repères et de clefs de lecture permettant de définir les finalités de l’action afin d’être ensuite en mesure de passer à la mise en œuvre.

Cette session s’adresse aux personnels d’entreprises impliquées dans la production du cadre urbain (BTP, éco-technologies, énergie, transports…), aux collectivités territoriales, aux agences d’urbanisme…, et plus généralement à tous ceux qui s’intéressent à l’avenir du cadre urbain.

Lire les comptes-rendus des précédentes sessions de « Futurs de villes ».

SUIVI ET APPRÉCIATION DES RÉSULTATS
Toutes les séances seront introduites par un exposé très largement illustré d’exemples concrets et ponctué d’échanges avec les participants qui permettent de s’assurer de l’acquisition des connaissances.

PUBLIC VISÉ ET PRÉREQUIS
Cette formation s’adresse aux personnels d’entreprises impliquées dans la production du cadre urbain (BTP, éco-technologies, énergie, transports…), aux collectivités territoriales, aux agences d’urbanisme…, et plus généralement à tous ceux qui s’intéressent à l’avenir du cadre urbain.
Nous nous réservons le droit de vous joindre pour vérifier l’adéquation de votre profil avec le programme choisi afin de garantir l’homogénéité du groupe et la qualité de la formation.
Cette formation ne nécessite pas de prérequis spécifiques.

MOYENS PÉDAGOGIQUES TECHNIQUES ET D’ENCADREMENT
Un dossier sera remis aux participants comprenant la copie papier des principaux supports utilisés ainsi qu’une bibliographie. Ce dossier pourra être téléchargé à l’issue de la formation.
Le nombre de participants sera limité à 20 afin de permettre un maximum d’échanges.
La session sera coordonnée par Isabelle BARAUD-SERFATY, économiste et urbaniste, directrice d’Ibicity, avec la participation d’intervenants différents pour chaque séquence d’une heure et demie.

FRAIS D’INSCRIPTION ET DURÉE
Les frais d’inscription se montent à 1430 euros hors taxe, soit 1716 euros TTC (TVA à 20 % incluse). Ils comprennent la participation à la formation, les déjeuners et les supports.
Toute inscription multiple permet, dès la 2e inscription, de bénéficier d’une réduction de 10 % (remise non cumulable avec les remises dont bénéficient les membres de Futuribles International).
Les membres partenaires de Futuribles International sont dispensés de frais d’inscription (valable pour une personne dans la limite des places disponibles).
Futuribles International est un organisme de formation certifié Qualiopi. Son numéro d’enregistrement est le 11751653975.
La formation dure 14 heures réparties en deux journées.
Vous recevrez une lettre de convocation confirmant l’enregistrement de votre inscription et une facture valant convention de formation. Sur simple demande, nous pouvons vous transmettre une convention de formation et une liste d’hôtels.

MODALITÉS D’ÉVALUATION
Cette session de formation fera l’objet d’une évaluation par les participants. À l’oral, à la fin de la session et à l’écrit, par le biais d’un questionnaire électronique envoyé à chaque participant.

Jeudi 6 juin 2024

9h00-9h15 – Petit déjeuner d’accueil

9h15-9h45 INTRODUCTION GÉNÉRALE ET TOUR DE TABLE
Isabelle BARAUD-SERFATY, coordinatrice de la session, économiste et urbaniste, directrice d’Ibicity

9h45-11h15 – REDIRECTION URBAINE : QUELS IMAGINAIRES ALTERNATIFS POUR UN NOUVEAU RAPPORT AUX TERRITOIRES ?
Plus de 80 % de la ville de 2050 existe déjà. Nous devons donc nous atteler à construire les 20 % restants, mais surtout engager la transformation de ce qui est déjà là. Cette adaptation nécessite une profonde métamorphose. Et si la redirection écologique obligeait à se projeter dans un temps où on vivra au cœur de la canopée, où les bâtiments seront vivants, où la vue depuis la fenêtre de sa chambre à coucher changera selon les pulsations de la ville ? Nous avons besoin d’imagination pour bâtir nos nouveaux futurs.
Sylvain GRISOT, urbaniste, fondateur de dixit.net, auteur de Redirection urbaine. Sur les chantiers de l’adaptation de nos territoires (Rennes : éditions Apogée, 2024)

11h15-11h30 – Pause

11h30-13h00 – ET SI LA TRANSITION NUMÉRIQUE BOUSCULAIT PLUS LES CAMPAGNES QUE LES VILLES ?
Le numérique s’est désormais normalisé et installé dans la vie quotidienne des citadins bouleversant la manière dont ceux-ci habitent, travaillent, apprennent, font leurs courses, ou se déplacent. Il consacre l’émergence d’acteurs, les plates-formes numériques, qui, telles Google Maps ou Amazon, vont jusqu’à devenir des fournisseurs de services urbains… sans pour autant construire des maisons ou des villes. Désormais, une nouvelle phase s’ouvre : les villes doivent répondre à de grands défis comme le changement climatique ou le déclin démographique tandis que l’intelligence artificielle modifie les leviers d’action et les rapports de force. Mais les changements ne seront-ils finalement pas plus radicaux dans les campagnes que dans les villes tandis que le numérique redessine les frontières entre ces deux concepts ?
Stéphane SCHULTZ, consultant et fondateur de 15marches

13h00-14h30 – Déjeuner en commun

14h30-16h00 – LE COMMERCE COMME RÉVÉLATEUR DE L’ÉVOLUTION DES MENTALITÉS
L’accès à une offre de proximité, alimentaire ou non, semble redevenir central dans les préoccupations des consommateurs ; demande encore accrue à l’occasion de la récente crise sanitaire. De nombreux acteurs (ré)inventent ainsi le monde du commerce de proximité : artisanat commercial, commerce rural, commerce express, commerce de flux, drives… Comment les acteurs du commerce s’organisent-ils pour investir ce marché ? Comment transforment-ils la ville ? Jusqu’où ira la bataille de la proximité ?
Pascal MADRY, directeur de l’institut pour la Ville et le Commerce, chercheur associé en urbanisme et en immobilier commercial

16h00-16h30 – Pause

16h30-18h00 – LA GÉOGRAPHIE, ÇA SERT, AUSSI, À FAIRE L’AVENIR !
Même si les glaciers fondent et la ligne de côte recule, l’histoire et la géographie des villes restent encore déterminantes. En quoi constituent-elles une forme de permanence dans ces transitions ? Alors que notre attachement à l’égalité des territoires, aux grands systèmes urbains régionaux ou encore à la morphologie héritée des villes était jusqu’à récemment ébranlé par la métropolisation et la mobilité croissante de la population, les transitions créent-elles de nouvelles inégalités ? La géographie a-t-elle encore un sens pour la pratique de la prospective ?
François DÉALLE-FACQUEZ, urbaniste, directeur d’études chez Acadie et fondateur de la revue Sur-Mesure

 

Vendredi 7 juin 2024

8h45-9h00 – Petit déjeuner d’accueil

9h00-10h30 – LE FUTUR DE L’EAU DICTERA-T-IL LE FUTUR DES VILLES ?
Comment les villes pourront-elles gérer alternativement le trop d’eau (les inondations) et le manque d’eau (pas assez d’eau) ? À la fois en termes d’accès à la ressource, de modes de vie, mais aussi du point de vue financier, alors que les tuyaux d’eau potable et d’assainissement sont souvent très anciens et que le modèle économique des opérateurs de la distribution de l’eau potable et du traitement des eaux usées ou pluviales reposait sur l’hypothèse d’une hausse des quantités facturées ? Quelle solidarité tarifaire appelle la future gestion de l’eau ?
Karine GERVAISE, directrice de cabinet du directeur général de Suez Eau France, directrice de la Stratégie de Suez Eau France

10h30-11h00 – Pause

11h00-12h30 – LES RUES DE MARSEILLE EN 2037
L’espace public est l’endroit qui concatène tous les enjeux de la ville. C’est l’agora, le liant de la collectivité. L’espace public est un lieu refuge, encore plus dans des territoires comme Marseille, où en janvier 2024, les températures dépassaient les 25 degrés, et alors que les personnes les plus touchées par le réchauffement climatique sont les catégories populaires. Comment les nouvelles formes de mobilité, la logistique urbaine, les enjeux de proximité et d’inclusion, l’adaptation au réchauffement climatique, etc. transforment-t-ils les rues ?
Perrine PRIGENT, adjointe au maire de Marseille en charge de la valorisation du patrimoine, de l’amélioration des espaces publics, de la place de l’eau dans la ville et de la ville résiliente, et conseillère métropolitaine

12h30-14h00 – Déjeuner en commun

14h00-15h30 – ET SI LES VILLES AFRICAINES AIDAIENT A PENSER LE FUTUR DES INFRASTRUCTURES URBAINES ?
Les réseaux d’énergie, d’électricité, d’eau potable, d’assainissement sont exposés, dans les villes contemporaines, à une variabilité et une imprévisibilité croissantes des flux liées notamment aux changements climatiques et aux évolutions rapides des pratiques. Leur conception dominante, sous la forme de grands réseaux centralisés, est ébranlée par la nature des défis à relever (flexibilité, sobriété matérielle, redimensionnement, etc.). Les solutions alternatives observables dans de nombreuses villes africaines peuvent-elles être pensées comme des formes d’adaptation aux incertitudes croissantes ? Dans quelle mesure sont-elles porteuses d’enseignements pour les villes des Nords ?
Sylvy JAGLIN, professeure, université Gustave Eiffel (UGE), École d’urbanisme de Paris, spécialiste des services en réseaux des villes des Suds, particulièrement en Afrique subsaharienne

15h30-15h45 – Pause

15h45-17h00 – SYNTHÈSE ET ÉVALUATION 
Isabelle BARAUD-SERFATY

Inscription

Sur simple demande, nous pouvons vous transmettre une convention de formation et une liste d’hôtels.

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