Le forçage génétique consiste à introduire artificiellement un gène guidant (notion de gene drive) dans le génome d’un organisme, via les techniques d’édition génomique comme CRISPR-Cas9 [1], afin de « forcer » l’hérédité. Dans les lois de la génétique classique, un gène a 50 % de chances de se transmettre à la descendance. Le forçage permet de surpasser cette loi de l’héritabilité classique par une transmission quasi certaine du gène d’intérêt.
Ces quelques gènes « super-OGM [organismes génétiquement modifiés] » se répandent alors rapidement dans les populations une fois relâchés dans la nature. Cette technique présente un intérêt pour l’éradication d’espèces porteuses de maladies vectorielles, comme le moustique, vecteur du paludisme, mais aussi pour lutter contre les espèces invasives ou encore contre les nuisibles — le terme actuel est « espèces susceptibles de causer des dégâts » — en agriculture et en biologie de la conservation.



