La loi PACTE (Plan d’action pour la croissance et la transformation des entreprises), promulguée en mai 2019, a créé le statut d’entreprise à mission. Cette loi s’appuie sur neuf mesures emblématiques, visant notamment à mieux prendre en compte les enjeux sociaux et environnementaux dans leur stratégie. La prise en considération de ces enjeux est désormais inscrite au code civil français [1]. Le concept est né aux États-Unis en 2010 et s’est exporté en Europe, notamment en Italie.
C’est un premier niveau commun à toutes les entreprises. Suivent deux niveaux pour les entreprises volontaires : la définition de la raison d’être de l’entreprise, inscrite dans ses statuts, puis la définition de sa mission et des objectifs associés. Ainsi, une entreprise est dite « à mission » quand elle se dote, en plus de ses objectifs de performance financière, d’objectifs sociétaux et / ou environnementaux et qu’elle accepte de se soumettre à l’évaluation de leur atteinte.
Trois ans plus tard, quel constat ?
Les instituts de statistique comme les politiques s’accordent à dire que nous manquons nettement de recul pour nous prononcer sur l’avenir des entreprises à mission. Comme tant d’autres champs de l’économie, leurs perspectives o



