Dans cet ouvrage, très documenté, Pierre Feillet nous livre son éthique de l’alimentation qui doit d’abord viser à nourrir l’humanité, et permettre aux hommes de vivre longtemps et en bonne santé, à lutter contre le réchauffement climatique, à respecter la biodiversité et les terres arables, à protéger les comportements culturels des populations en matière d’alimentation, à veiller au bien-être des animaux et à assurer un juste partage de la création de valeur. Il est nécessaire de trouver un équilibre harmonieux, sans les opposer, entre la nature apprivoisée, représentée par l’agriculture et l’élevage ainsi que l’humanité, et la nature sauvage abandonnée à sa propre évolution, voire protégée.
L’agriculture intensive a causé des dégâts par l’usage excessif des produits phytosanitaires. Mais, selon l’auteur, l’industrie des semences a contribué à diversifier et améliorer les propriétés agronomiques (rendement, résistance à la sécheresse ou aux maladies), d’usage (haricots sans fils par exemple) et nutritionnelles des plantes cultivées. Il prône une agroécologie durablem



