Revue

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Appréciation des voyageurs à l'égard des services ferroviaires (gares et trains) dans l'Union européenne

Durant les années 1990, en une période très bousculée pour le monde ferroviaire (crise sociale, difficultés de mise en oeuvre du système de réservation Socrate, doutes sur la pérennité du modèle économique du TGV comme de celui des trains régionaux), une « prédiction » courrait dans les couloirs de la SNCF. Louis Armand, ancien Président de l’entreprise nationale, avait plusieurs fois déclaré, dans les années 1950 : « le chemin de fer sera le moyen de transport du XXIe siècle. S’il survit au XXe ».
Dans un nouveau millénaire placé sous le signe de la mobilité croissante des hommes et des biens, le transport ferroviaire connaît une renaissance, mais également des inquiétudes renouvelées sur ses fondamentaux. Après la Seconde Guerre mondiale, en France, les trains transportaient 500 000 passagers tous les ans. Aujourd’hui, c’est un milliard de personnes qui empruntent annuellement le train et deux milliards qui passent par les gares. Pour autant, le système est en question : surendettement, effondrement du fret, rentabilité incertaine du TGV, insatisfaction des clients et des élus, coûts élevés. Pour aller de l’avant, le gouvernement a lancé en septembre 2011 des « assises du ferroviaire » afin de disposer de constats consensuels et de propositions début 2012.
Pour nourrir ces débats, il est bon de se pencher sur ce que pensent les Français (et, plus largement, les Européens) du train et des gares. Ces équipements et services sont, en France, des éléments déterminants de la qualité de vie de millions d’hommes et de femmes dont l’existence quotidienne et le travail dépendent de la fiabilité du système ferroviaire.

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