Jeremy Rifkin appartient à cette lignée de prospectivistes américains qui, à l’instar d’Alvin Toffler, ont su proposer des visions convaincantes du futur en se fondant sur des analyses à la fois transversales et très documentées.
Après avoir convaincu les élites de la planète de l’imminence d’une « troisième révolution industrielle [1] », il braque cette fois sa lunette sur un autre défi : les enjeux écologiques et géopolitiques liés à la gestion de l’eau. Pour positionner ces enjeux au plus haut, il rappelle que notre Terre — qu’il rebaptise « planète Aqua » — est une des rares planètes de l’Univers dont la surface est principalement occupée par de l’eau, et que l’accès à cette ressource vitale est aujourd’hui menacé par de nombreux phénomènes d’origine anthropique (sécheresses, inondations, pollutions, épuisement des nappes phréatiques…).
Pour explorer notre avenir, l’auteur s’appuie, plus que dans ses précédents essais, sur une analyse fouillée de notre « passé hydraulique ». Son ouvra



