En ces temps de changement climatique qui s’avère plus sévère qu’envisagé, la forêt est une ressource cruciale par de nombreux aspects. Les forêts stockent du carbone puisqu’elles contiennent 81 % du carbone stocké dans la biomasse vivante de la biosphère. Les arbres dépolluent : un hectare de forêt filtre 50 tonnes de poussières par an, stocke 338 tonnes de CO2, produit 21 tonnes d’oxygène et filtre 1 000 mètres cubes d’eau.
La forêt est aussi un réservoir de biodiversité hébergeant en France, outre 120 espèces d’oiseaux ou 73 espèces de mammifères, les deux tiers de la flore du pays. Dans le monde, selon la FAO (Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture), elle constitue l’habitat de 80 % des amphibiens, 75 % des espèces d’oiseaux et 68 % des espèces de mammifères, mais aussi de nombre de molécules ou d’espèces dont nous ne connaissons pas toutes les caractéristiques.
La forêt régule le régime des eaux, notamment via l’évapotranspiration : des chercheurs de Wageningen cités dans ce livre ont montré que la restauration des arbres à grande échelle modifie la disponibilité des cours d’eau, au niveau tant local que continental. En outre, une ripisylve [1] le long des rivières protège les cours d’eau des pollutions agricoles par filtration. Les arbres permettent le renouvellement des sols en nutriments. Ils assurent la reten



