Les dernières projections de population de l’Institut national de la statistique et des études économiques (INSEE) [1] livrent une information importante : pour la première fois, on entrevoit à un horizon relativement proche la possibilité d’une stabilisation du nombre de ménages en France. En effet, si l’hypothèse basse de population utilisée par l’INSEE se confirmait, le nombre de ménages se stabiliserait à un peu moins de 33 millions à la fin des années 2030, ce qui n’est pas si lointain.
Un ménage, selon l’INSEE, c’est une unité de vie dans un logement, qu’il s’agisse d’une personne seule ou d’une famille de six personnes, par exemple. Aujourd’hui, parmi les raisons du mal-logement et de l’ampleur de la demande de logements, figure le fait que chaque année, il faut loger 200 000 ménages de plus. Entre 2013 et 2023, leur nombre a augmenté de deux millions, autant d’appartements ou de maisons à construire si l’on veut que tout le monde ait un toit (même si on peut aussi diviser certains logements).
La hausse du nombre de ménages, comme le note l’INSE



