L’exploration des grands fonds marins, d’une profondeur de 4 000 à 6 000 mètres (m), par des sous-marins océanographiques dans les années 1980-1990, a mis en évidence des gisements de métaux au fond des océans Pacifique et Indien. Leur exploitation, sur des zones qui peuvent atteindre des centaines de kilomètres carrés (km2) est difficile, mais revient périodiquement à l’ordre du jour car certains de ces métaux, tels que le cuivre, le manganèse, le cobalt et des terres rares, jouent un grand rôle dans la transition énergétique.
Un possible eldorado sous-marin
Il existe trois types de ressources : les nodules polymétalliques, les encroûtements et les sulfures hydrothermaux.
- Les premiers ont la forme de petites boules grises d’un décimètre de diamètre composées de couches d’hydroxyde de fer et de manganèse, avec des insertions à faible concentration de cuivre, de zinc et parfois de terres rares. D’origine probablement bactérienne, on les trouve dans des plaines abyssales, entre 3 000 et 5 500 m de profondeur.
- Les encroûtements sont des couches métalliques d’oxydes de fer et de manganèse, avec des insertions de cobalt, de platine, de titane, de vanadium et de zirconium. Ils sont situés entre 400 et 4 000 m de profondeur, notamment en Polynésie, parfois au voisinage de volcans sous-marins.
- Enfin, les sulfures métalliques hydrothermaux, avec du cuivre, du zinc, du plomb et, parfois, des métaux précieux (argent et or), se trouvent au voisinage des sources hydrothermales



