LBMG Worklabs, entreprise de conseil en télétravail, a lancé une expérimentation appelée « Quel bureau demain ? ». Il s’agit, dans cette étude, de faire tester aux grandes entreprises l’utilisation d’espaces de travail flexibles en complément du bureau classique et / ou du télétravail à domicile. Concrètement, les entreprises participant à l’expérience doivent sélectionner, au sein de leur personnel, une population sujette au télétravail ou au travail flexible : une liste de tiers-lieux est alors communiquée à cette population test pour qu’ils puissent s’y rendre à leur guise, en fonction de leur emploi du temps. Un outil de pilotage est mis à la disposition des entreprises (la plate-forme Neo nomade Pro) et permet de suivre les usages des salariés.
L’expérimentation, débutée en mai dernier, prendra fin en octobre 2014 (pour s’y inscrire : http://www.quelbureaudemain.fr/). Les résultats devraient par ailleurs paraître en décembre 2014, plusieurs aspects seront passés en revue :
– Quels nouveaux usages ces tiers-lieux vont-ils permettre pour les salariés des entreprises ?
– Quels changements le travail en espace de coworking implique-t-il en termes de transport ?
– Quels sont les coûts de fonctionnement de ce nouveau modèle pour les entreprises ?
– Quel est l’impact sur la productivité des salariés ?
– Quelles sont les conséquences sur la qualité de vie des salariés ?
– Comment se réorganise l’entreprise suite à l’adoption de ces nouvelles pratiques ?
Mercredi 9 juillet, un petit déjeuner était organisé à La Cordée, un espace de coworking situé à proximité de la gare de Lyon à Paris, afin de diffuser les premiers retours des entreprises participantes. Isabelle Davèse, chef de projet affaires sociales chez Schneider Electric qui participe à l’expérimentation, a évoqué une diminution du stress dans le groupe de salariés « test » et des retours d’expérience très positifs sur la configuration des espaces de coworking. L’expérimentation, qui devait prendre fin en juillet 2014 chez Schneider Electric, a été prolongée jusqu’en octobre, car « c’est une pratique nouvelle qui nécessite une réorganisation des habitudes de travail : deux mois ne suffisent pas à rendre compte des nouveaux usages qu’impliquent l’utilisation des tiers-lieux », a-t-elle assuré.


