Revue

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Sept grandes questions sur l’avenir de la cybersécurité

Les 28 et 29 janvier 2013 s’est tenu le Forum international de la cybersécurité à Lille. Il a réuni les acteurs publics (ministère de la Défense, Gendarmerie nationale, l’Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information – ANSSI) et privés (SOGETI, Thalès, Orange, entre autres) de la cybersécurité. Ce forum, qui a été lancé en 2007 sur une initiative de la Gendarmerie nationale, se réunit une fois par an pour débattre des enjeux stratégiques de cybersécurité et de cyberdéfense. À l’issue des débats de la session 2013, sept grandes questions émergent concernant l’avenir de la cybersécurité.

1. Nouvelle vulnérabilité, nouvelles attaques, nouveaux droits ?
L’usage accru des smartphones et autres tablettes (145 millions de tablettes numériques devraient être vendues cette année dans le monde, selon le cabinet ABI Research) à des fins de mobilité crée de nouvelles vulnérabilités dans les systèmes d’information et les réseaux. L’usage du cloud computing crée de nouveaux risques, comme l’ont montré les pannes connues récemment par Orange, entre autres. Parallèlement, les modes d’attaques sont de plus en plus ciblés et complexes. La technologie avance donc à grands pas, créant de nouvelles vulnérabilités, tandis que le droit suit une temporalité plus lente. Parmi les enjeux du droit, on trouve tout d’abord les questions liées à la cyberdéfense. Il est, par exemple, nécessaire de définir par le droit quel acte cyber est un acte de guerre afin de savoir s’il peut y avoir légitime défense. Suite à une attaque, il est important de réfléchir aussi aux réponses graduées pos