Si les régions de la planète fréquemment touchées par des tremblements de terre qui peuvent provoquer des dégâts importants et causer de nombreuses victimes sont connues, il n’existe pas encore de méthodes et de moyens techniques qui permettraient de les prévoir. En revanche, des dispositifs d’alerte ont été mis au point afin de prévenir les populations d’une région de l’imminence d’un séisme dont l’épicentre a été détecté à plusieurs milliers kilomètres de distance, ou, pour des zones littorales, de l’arrivée d’un éventuel tsunami pouvant être dévastateur.
Ces dispositifs utilisent des réseaux nationaux ou régionaux de stations spécialisées équipées de sismographes qui détectent et enregistrent les vibrations du sol engendrées par les ondes sismiques. Ils diffusent alors une alerte par des réseaux de téléphones portables. Ces alertes donnent ainsi la possibilité d’évacuer préventivement les populations des zones à risque. Les premiers systèmes d’alerte de ce type ont été mis en service au Mexique et au Japon, puis à Taiwan, en Corée du Sud, aux États-Unis (dispositif ShakeAlert en Californie), en Israël, au Costa Rica, au Canada. Ainsi, en juillet 2025, lorsqu’un tremblement de terre de magnitude 8,8 est survenu au Kamtchatka, sur la côte pacifique de la Russie, dont l’épicentre se trouvait à 32 kilomètres de profondeur, une alerte a été diffusée par un réseau de téléphones portables



