Depuis 2007, articles de presse et événements scientifiques portant sur l’Arctique et ses enjeux présents et futurs se multiplient, signalant un intérêt mondial, et non des seuls acteurs scientifiques, pour cette région du monde. La tenue du 12 au 14 octobre 2013 de la première assemblée de l’Arctic Circle [1], forum réunissant un large panel d’acteurs publics, privés et non gouvernementaux dans la région, en est une illustration.
Les effets du changement climatique sur l’Arctique accroissent l’accessibilité de la région pendant l’été et expliquent l’avidité nouvelle avec laquelle elle est observée : ils laissent entrevoir l’exploitation de ses ressources estimées en hydrocarbures et des voies maritimes qui la traversent. Ces évolutions sont à l’origine d’opportunités et de risques, pour les acteurs de la région mais aussi, plus largement, pour de nombreux pays préoccupés à la fois par le changement climatique et par des enjeux de sécurité énergétique.
La faible résilience de l’environnement arctique le rend très vulnérable au changement climatique et aux risques induits par son exploitation accrue. De nouveaux outils pour mieux comprendre ces mécanismes voient le jour et une nouvelle approche, plus inclusive et durable, du développement de la région pourrait être encouragée. Ces ruptures devront se conjuguer avec l’expression des intérêts économiques, scientifiques et environnementaux des multiples acteurs, notamment des nouveaux observateurs permanents du Conseil de l’Arctique issus de l’Asie du Nord-Est.
[1] Site Internet http://www.arcticcircle.org/



