En novembre 2011, les dirigeants européens ont souhaité la participation de la Chine au Fonds européen de stabilité et leur demande a été accueillie par une fin de non recevoir. Assis sur un matelas de réserves dont le montant dépasse le PIB (produit intérieur brut) de la France, les Chinois préfèrent intervenir de manière bilatérale en finançant la construction d’infrastructures, en investissant ou en rachetant des entreprises.
Deuxième pays d’accueil des investissements directs étrangers dans le monde, la Chine s’est hissée en quelques années à la quatrième place parmi les investisseurs et elle a les moyens financiers de se classer à la première place. L’investissement chinois devient un enjeu, tout comme l’avaient été les multinationales américaines à l’époque du « Défi américain » de Jean-Jacques Servant Schreiber (1967), et 20 ans plus tard, les investissements japonais. Avant d’analyser les investissements chinois et d’évoquer leurs perspectives d’évolution, cette note situera la place qu’ils occupent dans les avoirs à l’étranger de la Chine.



