À l’heure où le nombre de satellites croît exponentiellement et où les missions habitées lunaires voire martiennes se précisent, l’enjeu de la motorisation de ces satellites – la propulsion orbitale – devient plus prégnant. De ces motorisations dépendent le coût, les conditions, voire pour les objectifs plus lointains la faisabilité même des missions. Alors que le NewSpace français est particulièrement dynamique, avec la création de nombreuses start-ups concurrençant les grands acteurs industriels historiques, quelles perspectives attendre en matière de propulsion orbitale ?
Propulsions chimiques et électriques
Pour rappel, afin de se déplacer dans le vide spatial, il est nécessaire d’éjecter de la matière pour avancer, selon le principe d’action-réaction formalisé par la troisième loi de Newton. Schématiquement, il existe deux grandes familles de technologies de propulsion aujourd’hui matures : la propulsion chimique et la propulsion électrique. Les moteurs chimiques permettent des poussées (et donc des accélérations) très fortes mais consomment énormément d’ergol (de carburant). La propulsion électrique a une vitesse d’éjection du gaz supérieure, et a ainsi besoin pour parco



