La nécessité d’accélérer la transition énergétique pour limiter le réchauffement climatique a laissé dans l’ombre les projets d’exploitation de la fusion thermonucléaire, dont le débouché se situe sans doute au-delà de 2050. Toutefois, l’annonce aux États-Unis, en août dernier, d’une percée réalisée par la National Ignition Facility (NIF), à Livermore en Californie, le laboratoire qui tente de réaliser cette fusion par des lasers, a attiré l’attention sur les perspectives de toute la filière.
La fusion thermonucléaire est l’alternative à la fission nucléaire : en provoquant une collision violente entre des atomes légers, on réalise la fusion de leurs noyaux, une partie de la masse initiale est transformée en énergie emportée par les neutrons émis par la réaction (en application du principe d’Einstein d’équivalence de la masse et de l’énergie, sa fameuse équation E = mc2). Celle-ci fait « fonctionner » le soleil et les autres étoiles. L’utilisation du deutérium et du tritium (deux isotopes de l’hydrogène) est l’option la plus simple ; alors que le noyau de l’hydrogène ordinaire est dépourvu de neutrons, celui du deutérium en possède un et le tritium deux. La filière aurait le double avantage d’utiliser un combustible abondant – le deut



