Avec l’arrivée au grand âge des générations du baby-boom, le nombre de personnes âgées en situation de perte d’autonomie pourrait augmenter en France de près d’un million entre 2020 et 2040. Ceci implique un effort des pouvoirs publics pour anticiper leur prise en charge, en établissement spécialisé ou à leur domicile — puisque les Français sont nombreux à souhaiter vieillir chez eux. Cet effort devra porter sur les services publics ou privés professionnels, mais aussi sur l’accompagnement (voire l’incitation) des aidants dits « informels », c’est-à-dire principalement les proches qui permettent à une personne dépendante de rester à son domicile. Or, avec l’allongement de l’espérance de vie, les aidants eux-mêmes vieillissent, compliquant un peu plus la donne.
Dans cette analyse prospective, Morgan Poulizac propose un état des lieux du statut d’aidant informel et de l’évolution des besoins en la matière, compte tenu du vieillissement démographique et des contraintes propres à la perte d’autonomie des personnes âgées. Il indique les voies d’action envisageables et présente trois modèles d’aide informelle pratiqués à l’étranger (Danemark, Italie, États-Unis).



