Revue

Revue

1997-2001 : la dégénérescence. Une anticipation au croisement de Charles Maurras et de Georges Sorel

Cet article fait partie de la revue Futuribles n° 223, septembre 1997

De tout temps, les hommes ont cherché à discerner quel serait l’avenir ; de tout temps, ils ont rêvé à la création d’un monde meilleur. Souvent aussi, sans nécessairement se référer à l’avenir, ils ont exprimé des points de vue qui demeurent aujourd’hui fort stimulants.
Comment nos prédécesseurs imaginaient-ils l’avenir ? De quelles craintes et de quels espoirs leur vision du futur est-elle empreinte ? Quels enseignements peut-on au demeurant tirer de la relecture d’écrits anciens qui – dans le registre de l’analyse, de l’essai d’anticipation, voire de la fiction – apparaissent aujourd’hui encore éminemment éclairants quant « aux choses à venir », comme disait Wells ?
Convaincus que les prospectivistes modernes – y compris ceux qui se réclament d’une démarche « scientifique » – ont beaucoup à apprendre des œuvres de leurs prédécesseurs, nous publions dans la rubrique « futurs d’antan » :
– des analyses critiques consacrées à des essais ou à des oeuvres de fiction traitant de l’avenir ;
– des textes anciens qui, sans être explicitement prospectifs, nous semblent aujourd’hui encore particulièrement pertinents.
Ce mois-ci figure dans cette rubrique une brève analyse du petit roman d’anticipation Histoire de quatre ans, 1997-2001, publié en 1903 par Daniel Halévy et un compte rendu du livre de Norman Cohn sur les différentes conceptions, cycliques ou linéaires, du temps.

#Rétroprospective #Science-fiction