« L’argent ne fait pas le bonheur de ceux qui n’en ont pas », disait Boris Vian au cœur des années 1950. Plus de 60 ans après, la boutade reste vraie, tant la qualité des conditions d’existence et le confort sont au cœur des aspirations des Français. De même, l’analyse des résultats des enquêtes internationales sur les valeurs confirme l’importance du niveau de vie dans la détermination du bonheur. Pourtant, le modèle économique et social qui sous-tend ce système de satisfaction individuelle (investissement dans la production-revenu-réalisation des désirs dans la consommation et les activités marchandes et avec le soutien de l’État providence), apparaît aujourd’hui menacé à la fois par la dégradation de l’environnement, notamment le réchauffement climatique, les profondes difficultés économiques et l’endettement public. Pour épargner l’avenir des prochaines générations, il semble qu’il faille commencer par modifier notre regard sur ce fameux modèle français et prendre davantage en considération dans les politiques publiques comme dans les investissements privés le bien-être et le développement humain.



