Ce livre propose une lecture politique de la généalogie et de l’évolution du concept de prospective (futurology) de 1945 aux années 1990. Il s’adresse et à ceux qui s’intéressent à l’histoire de la prospective, et aux praticiens de la prospective. Aux uns comme aux autres, il dévoile les courants et tensions idéologiques qui ont jalonné la formation de ce concept et qui sont pour la plupart oubliés aujourd’hui. L’histoire des réflexions sur le futur et de la prospective a donné lieu ces dernières années à plusieurs livres et articles. Aucun toutefois n’avait autant pris le parti de déconstruire les catégories et de privilégier une lecture mettant en lumière la complexité et l’hétérogénéité de ce type de réflexion.
Jenny Andersson s’oppose à une lecture selon laquelle la prospective aurait connu un développement après la Deuxième Guerre mondiale comme source d’expertise d’une planification d’État en plein essor, puis serait entrée en crise au cours des années 1970, alors que les limites du



