À l’horizon 2050, les migrations liées aux phénomènes climatiques équivaudront à l’ensemble des migrations internationales actuelles. Une approche interétatique de la question reste privilégiée ; elle n’est toutefois tenable que si sont relevés les engagements internationaux en matière de climat.
Sur le papier, l’initiative apparaît à la fois généreuse et innovante. Doté d’un ministère du Changement climatique, le gouvernement néozélandais s’apprête à instituer un nouveau type de visas pour des populations migrantes victimes de tsunami, inondation, sécheresse et autre montée inexorable du niveau des océans, soit autant de phénomènes directement liés au réchauffement de la planète [1]. Au plan juridique, cet asile climatique vient combler un vide qui a jusqu’alors mené au rejet d’une douzaine de demandes introduites pour ce motif par des ressortissants des îles du Pacifique océanien. Au plan géopolitique, elle prend la mesure d’une menace bien réelle. À l’horizon de la fin du siècle, des territoires tels que Tuvalu, Kiribati ou Vanuatu auront disparu de la surface des eaux si la communauté internationale



