Ce cahier s’inscrit bien dans le prolongement de ceux déjà publiés sur la sécurité alimentaire et la filière agricole et l’environnement. Il témoigne, en effet, d’un certain nombre d’interrogations, voire de remises en cause qui affectent l’ensemble de la filière agricole, tant en ce qui concerne les préoccupations environnementales du citoyen que les inquiétudes du consommateur vis-à-vis de sa santé et de son alimentation.
Le maïs, gourmand en eau et très concerné par la mise sur le marché des organismes génétiquement modifiés, focalise aujourd’hui le débat public. Certains voudraient même le mettre « au pilori », après 7000 ans d’une histoire riche et mouvementée, à laquelle sont attachés les noms prestigieux de Christophe Colomb, Parmentier et Linné, le père de la botanique moderne.
Il était temps de « mettre sur la table » les bonnes questions et les faux-problèmes pour repérer les véritables enjeux du futur. C’est ce qu’a entrepris l’Association Générale des Producteurs de Maïs, en lançant entre juillet 1998 et juin 1999, une réflexion prospective sur le maïs et ses avenirs.
La démarche s’est voulue participative en associant les administrateurs et le personnel, mais aussi opérationnelle, dans le souci de préparer au mieux la filière maïs aux défis de la nouvelle donne agricole et de l’agriculture raisonnée.
L’un des principaux enseignements de cette réflexion prospective est d’avoir montré que les acteurs de la filière maïs, où la France occupe le premier rang européen, doivent cesser de subir leur destin pour bâtir un futur voulu, à partir d’une identité renouvelée.
Enfin, n’oublions pas que si le maïs a pu être ici où là diabolisé, il fait aussi rêver tous ceux qui s’aventurent dans ses labyrinthes qui, l’été, verdissent nos campagnes.
BASSALER Nathalie, « Le maïs et ses avenirs », Cahiers du LIPSOR, 13, 2000, 47 p.