Le Crédoc (Centre de recherche pour l’étude et l’observation des conditions de vie) réalise un précieux suivi des opinions et aspirations depuis 1979. Avec la vague 2014 de l’enquête, il apparaît que jamais les Français n’avaient été aussi pessimistes quant à l’évolution de leurs conditions de vie. Les perspectives sont particulièrement sombres. La défiance envers la sphère politique et administrative atteint des records historiques. De son côté, le traditionnel soutien à l’État-providence s’affaiblit, tandis que la confiance dans les entreprises et les banques repart à la hausse. Les Français tendent à ne compter que sur eux-mêmes, avec une plus grande aspiration à la liberté.
L’étude « Conditions de vie et aspirations des Français », menée chaque année depuis la fin de la décennie 1970 par le Crédoc, est une importante source de données et d’analyses pour saisir les dynamiques de la société française [1]. Cette enquête est barométrique car elle intègre chaque année une batterie de questions qui sont systématiquement répétées, ce qui permet de souligner des évolutions ou des permanences. Dans cette note on soulignera, d’abord, le niveau très élevé de pessimisme des Français début 2013. On s’intéressera, ensuite, aux sujets qui leur apparaissent prioritaires, en revenant sur la question de la famille. Enfin, dans un tableau de synthèse, on présentera les taux d’équipement des ménages selon divers biens et services, ce qui permet une image incarnée de ce que sont les ménages vivant en France.
[1] L’enquête est réalisée en face à face, chaque année entre décembre et janvier, auprès d’un échantillon représentatif de 2 000 personnes, âgées de 18 ans ou plus, sélectionnées selon la méthode des quotas. Ces quotas (région, taille d’agglomération, âge, sexe, profession et PCS, catégorie socioprofessionnelle) ont été calculés d’après les résultats du dernier recensement disponible. Afin d’assurer la représentativité par rapport à la population nationale, un redressement est effectué à partir des variables suivantes : âge, sexe, PCS et taille d’agglomération.



