Alors que les prévisions concernant l’ampleur possible du réchauffement climatique et ses impacts sont de plus en plus pessimistes [1], les évolutions des émissions de gaz à effet de serre (GES) mondiales sont suivies avec attention.
À l’échelle mondiale, les émissions de GES ont crû en moyenne de 2,2 % par an entre 2005 et 2015, elles ont diminué légèrement ensuite, avant d’augmenter à nouveau en 2018. Dans les pays européens, en revanche, elles seraient en baisse.
Selon une étude publiée en février dernier dans la revue Nature Climate Change, les émissions de GES de 17 pays européens et des États-Unis ont diminué en moyenne de 2,4 % par an entre 2005 et 2015 [2]. Ces pays représentent à eux seuls 28 % des émissions mondiales. C’est la première fois qu’une diminution soutenue et ininterrompue des émissions de GES est enregistrée pendant une décennie.
Au sein de l’Union européenne (UE-28), cette baisse s’est prolongée entre 2017 et 2018, selon les données d’Eurostat (moins 2,5 % et même moins 3,5 % pour la France).
Émissions annuelles totales de CO2 fossile de l’UE-28 et des plus gros pays émetteurs (en gigatonnes par an)*
*La bande colorée de chaque courbe indique la marge d’incertitude.
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