Un socle génétique, notre ADN (acide désoxyribonucléique), composé de trois milliards de paires de nucléotides [1], sorte de « gros œuvre » qui détermine la mise en place d’un réseau d’au moins 86 milliards de neurones générant lui-même un potentiel de 1015 connexions synaptiques : voici en trois chiffres clefs, d’après l’auteur, le défi lancé aux experts du « machine learning » pour rivaliser avec les facultés humaines d’apprentissage.
C’est ainsi que Stanislas Dehaene nous ramène à quelques évidences, insistant d’emblée sur le différentiel abyssal entre les capacités algorithmiques somme toute très modestes des réseaux de neurones artificiels au regard des potentialités d’un cerveau de bébé qui, lui, n’a besoin que d’une ou deux répétitions pour apprendre un mot nouveau. Et c&rsq



