Le 9 juillet 2019, le gouvernement français a annoncé la mise en place d’une écotaxe de 1,50 à 18 euros sur les billets d’avion à partir de 2020 pour tous les vols au départ d’aéroports français. Les fonds collectés permettront de financer « des infrastructures de transport plus écologiques ». Cette décision – avant tout symbolique – fait suite à plusieurs mois de débats sur l’impact écologique de ce mode de transport.
En 2018, l’aviation civile a transporté près de quatre milliards de passagers dans le monde, soit deux fois plus qu’il y a 15 ans. Néanmoins, la démocratisation de ce mode de transport reste très limitée : seuls 2 % à 3% de la population mondiale réalisent au moins un vol international par an, et 95 % n’ont jamais pris l’avion. En France, selon la Direction générale de l’aviation civile, les classes supérieures représentent la moitié des passagers des avions français, soit deux fois plus que leur proportion dans la population totale. Les déplacements professionnels représentent environ 3 trajets sur 10 des passagers français.
L’aviation représente aujourd’hui entre 2 % et 3 % des émissions mondiales de CO2, et environ 5 % de l’ensemble des gaz à effet de serre [1].
Jusqu’à présent, ce secteur avait été relativement épargné à la fois par les injon



