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Algérie : Les enjeux et incertitudes du scrutin du 10 mai

C’est le 10 mai prochain que les Algériens se déplaceront aux urnes pour élire une nouvelle Assemblée populaire nationale (APN). Initialement prévue en juin voire pour l’automne, cette élection législative a été annoncée début février par Abdelaziz Bouteflika lors d’un discours radiotélévisé. Le président algérien a précisé que le scrutin se déroulerait en un seul tour tandis que, quelques jours plus tard, un conseil des ministres décidait que le nombre de députés de l’APN passerait de 389 à 462. Dans la foulée, les autorités algériennes ont lancé une vaste campagne publicitaire, y compris via Internet et la téléphonie mobile, pour inciter les électeurs à se déplacer en masse aux urnes. Il faut dire que depuis plusieurs années, les scrutins en Algérie sont marqués par une abstention importante (en moyenne de 40 % entre 1999 et 2010). Dans un contexte marqué par l’ébullition engendrée par les révoltes arabes, le pouvoir algérien espère donc que ces élections vont conforter l’image d’une Algérie à la fois stable sur le plan politique mais aussi épargnée par les grands bouleversements qu’ont connu des pays comme la Tunisie, l’Égypte ou même la Libye.

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