On invoque volontiers en Occident l’accélération du changement et la multiplication des facteurs de rupture pour proclamer le caractère de plus en plus imprévisible de l’avenir, en déduire que l’élaboration de plans à moyen et à long terme n’est plus de mise et qu’une seule chose importe : la flexibilité. On oppose ainsi de plus en plus la culture du « juste à temps » importé des méthodes de management japonaises à celle du temps long qui demeure pourtant le seul cadre dans lequel peuvent être mises en oeuvre de véritables stratégies de développement.
Dimension du long terme et décisions publiques
Cet article fait partie de la revue Futuribles n° 216, janvier 1997