Sorti en septembre dernier, cet ouvrage a déjà été extrêmement commenté, faisant l’objet d’observations dithyrambiques comme de vives critiques. Ce nouvel essai est le prolongement du précédent, Le Capital au XXIe siècle [1], mais il se veut moins « occidentalo-centré » selon son auteur. Ces cinq dernières années, Thomas Piketty a profité de la promotion du « Capital » et des rencontres faites pour s’ouvrir à d’autres horizons, avec la volonté de mener plus de comparaisons internationales puisque ayant eu un accès facilité à de nombreuses sources indisponibles auparavant.
Nonobstant la remise en question de certaines affirmations et données, ce travail de recherche est largement salué par le milieu académique, y compris par ses plus fervents détracteurs.
Ce livre est divisé en quatre parties :
– La première partie décrit les régimes inégalitaires dans l’Histoire. Le fil rouge suit les sociétés dites ternaires fondées sur une inégalité trifonctionnelle, divisées entre la noblesse, le clergé et le tiers état. Le cas de la France est approfondi.
– La deuxième partie est consacrée aux sociétés esclavagistes et coloniales que l’auteur qualifie d’inégalités extrêmes. Le cas de l’Inde est approfondi.
– Dans la troisième partie, l’auteur décrit les éléments de la « grande tr



