Ce roman, que l’on préfèrera qualifier de science-fiction plutôt que d’anticipation (pour ne pas tomber dans la prophétie autoréalisatrice), est paru en mars 2019, un peu plus de 15 jours avant la journée mondiale de l’eau (le 22 mars). Et c’est bien l’eau – sa rareté, son inégale répartition sur la planète… – qui en constitue le cœur puisque, faute de parvenir à sensibiliser les instances internationales et les consciences occidentales aux ravages causés par l’absence d’accès à l’eau potable d’une partie de la population mondiale, un groupe de citoyens, l’Armée du 12 octobre [1], décide de recourir à l’action violente pour faire avancer la cause.
« J’ai tant dit les évidences que les foules se sont lassées. Et pourtant, il faut exprimer mille fois



